...Ou quand j'ai réalisé que lui aussi avait la carte fidélité Yves Rocher.

 

En d'autres termes, on le qualifierait de « métrosexuel ». Alors rien à voir avec une érection provoquée par les trajets en métro, non. Grossièrement cela définit un homme soigné, sensible à son apparence et, globalement, sensible aux jolie choses.

Alors concrètement ça donne quoi ?

L'épilation par exemple… Mon mec ne supporte pas ses poils,  il enlève tout (bon pas tout quand même) avec une précision et dextérité exemplaires. Quand moi j'ai parfois tendance à suivre la mode du « jardin à l'anglaise » (oh bah oui, on est pas tous les jours parfaites!).

Les cosmétiques : il ne pue jamais ! Pour la simple et bonne raison qu'il a horreur de la transpiration. D'ailleurs, lorsque l’été arrive, que je réduis mon sac au format A5 et que je décide de faire l’impasse sur les lingettes rafraîchissantes au musc blanc, si cette la sueur commence à pointer son nez, on peut lire sur son visage l'expression du bébé qui a la couche pleine, vous voyez ce que je veux dire ?

A noter : dieu merci c'est encore moi qui porte un sac à main.

Pour lutter contre la transpiration, la peau sèche, et aussi juste pour sentir bon, mon jules se badigeonne de crèmes aux parfums tous plus gourmands les uns des autres. C'est simple, parfois j’ai l'impression de copuler avec une gaufre liégeoise.

Cela dit, l’image est intéressante…

« T'en penses quoi de mon cul dans ce jean ? », non cette phrase n'est pas de moi...Logique, mon gus est aussi une fashion victim. J'en veux pour preuve une pièce dédiée au dressing (et à la muscu, car n'oublions pas, le métrosexuel s'entretient)! Dressing scandaleusement plus fourni que le mien d’ailleurs…

Mais surtout, il a le sens du style : montres design, boutons de manchettes, porte-cartes de James Bond…Il a tellement le style qu’il m’arrive même de lui envier ses slips.

L’ordre et la propreté : comment vous dire… ? Mon mec est un mélange entre Bree Van De Kamp et Tony Micelli, une fée du logis psychorigide tatouée.

L’avantage c’est qu’il est suffisamment féminin pour deux. Les jours de lose, je peux me permettre d’être…hummm…une grosse bouse, oui, voilà! Il sera tellement content de me prêter son nouveau pantalon de survêt’ en coton-molletonné-super-stylé (que même moi j’en ai pas trouvé un comme ça!).

Mais rassurez-vous,  il redevient un mec de base lorsque je lui demande de regarder une comédie romantique avec Jennifer Aniston : « ça va pas, j’suis pas une meuf » (ah bon ?).

Ou bien quand je fais ma « fille » et que je commence à geindre « putain la vie c’est trop dur, j’en ai marre d’avoir mes règles ! Tu comprends rien ! ». Non il ne comprend pas. Pour la compassion il faudra repasser.

Car en réalité les hommes, aussi métrosexuels soient-ils, attendent de nous que nous ayons des couilles.

Alors oui, il n’y qu’un pas à faire pour que mon mec taxe mes tampons, mais sa « girlytude » anticipe tous mes besoins et ça c’est plutôt confortable. Et puis heureusement pour ma libido, il fait encore pipi debout !